19 janvier 2026
Deux ans après le lancement de son Plan régional en faveur du bocage, la Région Pays de la Loire dresse un bilan positif : plus de 500 km de haies plantées chaque année. À La Haie-Fouassière, sur le Domaine Vinet, cette politique environnementale prend forme, entre vignes, bosquets et nouvelles pratiques agricoles.
Planter des arbres et des haies, et protéger la biodiversité, améliorer la qualité de l’eau, lutter contre l’érosion des sols et aider les territoires à s’adapter au réchauffement climatique. Au fil des deux dernières années, cette stratégie régionale s’est traduite par un accompagnement technique des agriculteurs, des outils cartographiques partagés et un soutien renforcé aux projets de gestion durable du bocage.
Les Pays de la Loire disposent d’un patrimoine bocager exceptionnel - 400 000 hectares de forêts et 200 000 kilomètres de haies - mais longtemps fragilisé par le remembrement et l’évolution des pratiques agricoles. C’est dans ce contexte qu’a été adopté fin 2023 le Plan régional en faveur de la haie, construit collectivement avec l’État, les Départements, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, l’Ademe et l’Office français de la biodiversité au sein du collectif Pays de la Loire Bocage.
En 2025, près de 515 km de haies ont été financées par la Région, dépassant l’objectif fixé de 500 km par an. Pour Philippe Henry, vice-président de la Région en charge de l’environnement et de l’énergie, venu constater ces résultats sur le terrain, « les haies génèrent d’innombrables bénéfices pour nos écosystèmes. Cette dynamique prouve qu’en fédérant tous les acteurs autour d’un objectif commun, on peut reconstituer efficacement le maillage bocager ligérien, tout en conciliant écologie et économie ».
Cette politique régionale prend une dimension très concrète au Domaine Vinet, à La Haie-Fouassière. Sur cette exploitation de 62 hectares de vignes, près de 750 arbres ont été plantés fin 2025 : un bosquet à l’entrée du domaine, une haie structurante et une parcelle en agroforesterie (tilleuls, poiriers et essences locales adaptées au sol et au climat). Le projet a été financé à 80 % par la Région et accompagné techniquement par la Chambre d’agriculture.
Pour Mathieu Vinet, nouveau gérant du domaine, cette évolution est presque évidente : « Dans les années 1980, on disait que les haies faisaient geler les vignes. Aujourd’hui, on comprend qu’elles retiennent l’eau, alimentent les nappes et redonnent vie aux paysages. Avoir des haies pour délimiter nos parcelles et protéger les riverains nous paraît naturel. Elles favorisent la biodiversité et limitent les effets du réchauffement climatique. »